Brendouille @dmin


 Nombre de messages: 1593 Age: 36 Localisation: tjr la ou il faut pas Humeur: à la recherche Date d'inscription: 15/07/2005
 | Sujet: Le lundi 3 juin 1974 l affaire ranucci Lun 21 Aoû - 2:01 | |
| Le lundi 3 juin 1974, Marie-Dolorès Rambla, huit ans, est enlevée dans la cour d’une cité marseillaise. Elle est découverte poignardée deux jours plus tard, près de la route entre Aix-en-Provence et Marseille.
Christian Ranucci, qui a pris la fuite à la suite d’un accident de voiture à proximité, est arrêté, accablé par le témoignage d’un couple.
Après vingt heures d’interrogatoire, il passe aux aveux et désigne aux policiers l’endroit où l’arme du crime est retrouvée.
Il a beau se rétracter, la machine judicaire est en marche, guidée par les aveux qu’il vient de formuler.
Les jurés le condamnent à la peine capitale, le Président Giscard d’Estaing lui refuse la grâce. Christian Ranucci est décapité le 28 juillet 1976 à la prison des Baumettes. Il avait vingt-deux ans.
Pourtant, l’enquête révèle de nombreuses carences :
- les témoins de l’enlèvement ne reconnaissent pas Christian Ranucci ;
- la voiture du ravisseur, une Simca 1100, n’est pas la voiture de Ranucci ;
- le célèbre pull-over rouge découvert dans les alentours du lieu du crime et qui a permis au chien policier de retrouver le corps de la victime, n’appartient pas à Christian Ranucci ;
- plus troublant encore, dans une autre cité de Marseille, un homme portant un pull-over rouge et circulant en Simca 1100 a accosté des enfants quelques jours avant l’enlèvement de Marie-Dolorès Rambla. D’après de nombreux témoins, cet homme n’était pas Christian Ranucci.
Pour Victor Hugo, « la peine irréparable suppose un juge infaillible ». L’affaire Ranucci illustre parfaitement la rencontre entre la justice et une opinion publique qui réclame un coupable. Et c’est précisément parce que le procès de Christian Ranucci n’a pu permettre de supprimer ces zones d’ombres, parce qu’il n’a pas été équitable, qu’il doit être révisé.
L'enlèvement >> |
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